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Questions fréquentes

De l’intérêt d’une comptabilité analytique ou de gestion

Gestion

Dans le contexte socio-économique actuel diriger une entreprise n’est certes pas une sinécure.

Outre une parfaite maîtrise de son secteur d’activité, l’entrepreneur doit posséder une énergie inépuisable et maîtriser les différents domaines de la gestion : la production, le personnel, le marketing, la finance.

L’analyse et l’interprétation des données relatives à l’entreprise sont, malheureusement, souvent négligées ; ceci peut conduire à de très fâcheuses situations. ” (IRE, mars 96, Mesurer les performances de l’entreprise.)

Une bonne comptabilité analytique fournira la plupart des données nécessaires à cette analyse.

Définition

Très souvent les professionnels de la comptabilité confondent le but, à savoir la comptabilité de gestion, avec les moyens (comptabilité industrielle, comptabilité budgétaire..) ou avec les méthodes (abc, full costing…, double imputation, comptes réfléchis…). Ils créent ainsi la confusion et entraînent des réactions négatives de la part des utilisateurs.

La comptabilité de gestion qualifie et classe les éléments de produits et charges selon un ou plusieurs plans répondant aux besoins d’informations du dirigeant d’entreprise et de ses collaborateurs.

Elle consiste en une organisation de la comptabilité permettant une analyse fructueuse des composantes du compte de résultats et du bilan.

La législation

De manière indirecte, mais claire, le droit comptable oblige la tenue d’une comptabilité d’analyse. Citons simplement :

- loi de 1975, art. 2 : “  Toute entreprise doit tenir une comptabilité appropriée à la nature
et à l’étendue de ses activités … ”

- loi de 1975, art. 3 al. 2 : “  Si une entreprise poursuit des activités économiques distinctes, un système de comptes distincts sera introduit pour chacune de ces activités. ”

- et nous pourrions ajouter au moins les articles 4, al. 5 et 6, et 9, § 1er

- l’arrêté royal du 30 janvier 2001 notamment dans les articles 37, 69 et 70, traitant du prix de revient, est encore plus explicite.

Rappelons également que le droit fiscal suit généralement le droit comptable. A défaut d’instrument permettant un calcul défendable du prix de revient, il sera facile d’opposer à un contribuable le peu de crédibilité de son stock et donc de son résultat final.

L’économie

Mais revenons à l’essentiel. Pour le gestionnaire il est essentiel de pouvoir “ faire des affaires ”, surtout de bonnes affaires.

Dans un monde de plus en plus concurrentiel, offrant des produits de plus en plus individualisés, il est primordial de vendre au juste prix.
Les acheteurs de la grande distribution calculent en morceaux de pourcents et les responsables logistiques des entreprises industrielles négocient leurs prix de transport au centime-tonne.

Sans une connaissance extrêmement pointue de ses éléments de coûts le gestionnaire ne saura jamais s’il peut encore consentir une dernière remise ou un délai supplémentaire de paiement.
Et s’il prend malgré tout le risque de s’aligner, sa trésorerie, au pire, ou ses comptes annuels de fin d’année lui donneront raison ou tort.

Dans le même contexte, ce gestionnaire malheureux pourra décider d’augmenter la production d’un produit qui génère en fait des pertes ou décider d’abandonner la représentation d’une marque qui laisse peu de marge, mais contribue largement à la couverture des frais de structure.

La pratique

De ce qui précède il résulte clairement que l’objet essentiel de la comptabilité est de traiter l’information, vite et bien, plus ou moins en détail, en fonction du destinataire, soit :

- la comptabilité générale qui aboutit aux comptes annuels, source d’information des tiers ;

- la comptabilité de gestion qui génère les tableaux de bord internes, adaptés à chaque type de destinataire :

* fournir aux responsables opérationnels une information pertinente sur le coût des opérations et des unités opérationnelles dont ils ont la responsabilité ;

* fournir aux dirigeants les instruments d’analyse de décisions stratégiques relatives à la politique de produits, la politique de sous-traitance, les relations avec les clients et les fournisseurs.